đ Aujourd'hui on parle cheveux avec : Frizzy De Claribel A. Ortega et Rose Bousama chez Jungle Jâai toujours eu la chance dâavoir de « beaux » cheveux. Longs, Ă©pais, avec une lĂ©gĂšre ondulation, certes colorĂ©s depuis quelques annĂ©es pour me plaire plus, mais on me lâa toujours dit « tu as de trĂšs beaux cheveux ». Câest donc une pression sociale que je nâai jamais subie. Car oui, les cheveux sont un sujet tous sauf anodin. Relatant notre Ă©tat de santĂ©, notre Ăąge, nos origines, voir mĂȘme notre statut social. Les hommes ont souvent peur de la calvitie, les femmes dĂ©pensent gĂ©nĂ©ralement beaucoup dâargent en produits, accessoires, soins, coiffeur, pour les dompter et les faire correspondre Ă des modĂšles Ă©tablis comme beaux. Et pourtant la pression sâintensifie encore lorsque lâon a des cheveux crĂ©pus. MarlĂšne en sait quelque chose. Depuis la primaire sa mĂšre la traine au salon de coiffure pour lui faire lisser la criniĂšre rĂ©calcitrante qui lui pousse sur le crĂąne. Et pas question dây Ă©chapper ! Si ses cheveux ne sont pas absolument lisses, elle ne sortira pas de la maison, ou alors avec des tresses. Sinon quâen diront les autres ?! Car dans la famille, certains ont la chance dâavoir les « bons » cheveux, et MarlĂšne nâen fait pas partie. Mais plus le temps passe plus la collĂ©gienne souffre de cette obligation esthĂ©tique, au point que ses cheveux occupent une place centrale dans son existence. Alors câest dĂ©cidĂ©. Un pas aprĂšs lâautre elle va tenter dâapprivoiser sa criniĂšre, avec lâaide de sa tante adorĂ©e et de sa meilleure amie, au risque de se heurter durement au jugement des autres, et mĂȘme pire, aux exigences de sa mĂšre. Jâai adorĂ© lire Frizzy. Câest une BD bien faite, sans longueur, sensible et intelligente trĂšs agrĂ©able Ă lire. A mettre dans les bibliothĂšques et les Ă©coles pour aider Ă la dĂ©stigmatisation des diffĂ©rences et pousser lâacceptation de soi.